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Syndrome du museau blanc – Situation

Depuis 2007, le syndrome du museau blanc (SMB) a été associé à la mort de centaines de milliers de chauves-souris (particulièrement la petite chauve-souris brune), initialement au nord-est des Etats-Unis mais s'étendant maintenant au bas des Appalaches et jusqu'au sud du mid-west. Le SMB a été confirmé pour la première fois en Ontario en début 2010 dans un certain nombre d'hibernacles au sud, à l'est et au nord-est de la province, et a de nouveau été identifié en 2011 chez des individus logeant dans des nouveaux sites proches de ceux identifiés l'année précédente. Le SMB a aussi été confirmé dans le sud-ouest du Québec en 2010, et en 2011 la surveillance se poursuit dans cette province ainsi que dans les Maritimes où l'agent n'avait pas été observé en 2010.

Le SMB semble être provoqué par Geomyces destructans, un champignon qui pousse sur la peau des chauves-souris et provoque des lésions blanchâtres sur le museau, les ailes et les oreilles, à l'origine du nom de la maladie. L'infection de la peau et des ailes pourrait nuire aux bons échanges cutanés, notamment à l'équilibre hydrique, provoquant des réveils anormalement trop fréquents durant la période d'hibernation, et conduisant à l'épuisement des réserves des animaux touchés pendant une période où la nourriture (les insectes) n'est pas encore suffisamment disponible.

Le SMB s'est rapidement propagé depuis son foyer initial dans l'Etat de New York, certainement véhiculé par des chauves-souris infectées. Mais à l'heure actuelle, nous ne connaissons pas l'origine ni les circonstances de l'introduction de la maladie en Amérique du Nord. La gravité de l'épidémie est telle que la petite chauve-souris brune, autrefois très commune, est menacée d'extinction dans les décennies à venir.

Il n'y a aucune preuve de risque pour l'homme ou les animaux domestiques. Cependant, le grand public est encouragé à éviter tout contact avec des chauves-souris ainsi qu'avec des grottes pouvant les abriter afin d'éviter toute propagation du champignon par des activités humaines. De plus, les chauves-souris peuvent être vectrices du virus de la rage, donc toutes les précautions doivent être prises lors de manipulations ou de traitements de ces animaux.